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Les élections qui secouent l’Europe

Grèce et France face a l’Allemagne

Les élections qui viennent de passer sont largement interprétées, dans la presse internationale, comme un signal du mécontentement des électeurs face à l’austérité ou, mieux encore, face à ce qu’ils perçoivent comme étant l’austérité. Les élections auront-elles la possibilité de modifier la vitesse des consolidations budgétaires? La France sera-t-elle capable d’inverser les politiques économique imposés par l’Allemagne? Ou les élections ne conduisent-elles pas à un quelconque changement?

Le cas de la France est très important. Il est clair que le nouveau président ne dispose que d’une marge de manœuvre très étroite pour s’essayer à inverser complètement la politique budgétaire européenne. Hollande ne peut se permettre, ni ne sera capable de mettre en place un vaste programme des dépenses publiques. En regardant l’économie française, il est clair que la France a besoin de réformes ambitieuses qui auraient pour fin d’être plus compétitives et plus innovantes. Mais il y a un frein important que l’on ne peut se permettre d’oublier: la France possède déjà l’un des secteurs publics les plus importants. Le rendement financier de ce dernier est cependant médiocre. En fait, la France n’a pas équilibré son budget depuis 1974. Au lieu de dépenser les fonds publics, Hollande devra, à partir d’un point de vue strictement néolibéral, adopter le même genre de réformes courageuses que l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder.

Mais tout cela n’est pas vraiment en accord avec ces promesses électorales: seule une économie française plus dynamique et plus forte augmentera le pouvoir de négociation de la France en Europe. Donc, même si l’égalité est un principe fondateur de l’ancienne République française, il vaudrait mieux pour Hollande qu’il apprenne les règles fondamentales de l’économie sociale du marché, point de force de la politique économique allemande. Mais la victoire d’Hollande pourrait jouer une différence sur la scène européenne et ce parce qu’elle met en crise toute une série de convictions de la chancelière Angela Merkel, qui sera en plus seule qu’auparavant lorsqu’elle fera ses demandes sur la scène européenne.

A travers l’Europe, les électeurs disent clairement qu’il est temps de faire quelque chose pour améliorer leur vie. Face à cela, Madame Merkel ne peut se permettre de fermer les yeux. Par ailleurs, son objectif est de réduire l’inégalité des revenus. Elle veut s’assurer que, lors des prochaines élections fédérales, la gauche ne lancera pas une campagne sociale à son encontre. Un des plus proches alliés de Merkel, le ministre du Travail, Ursula von der Leyen, a donc déjà demandé un salaire minimum en Allemagne. Le signal européen est clair: les électeurs visent l’augmentation de la demande et il n’y a que cette voix qui sera utile au maintien de la politique intérieure allemande. La seule solution évidente à ces problèmes est de créer une demande plus forte en Allemagne et surtout dans le sud de l’Europe. La meilleure façon pour y arriver est sans aucun doute la voie de l’augmentation significative des salaires. Il s’agit d’un mécanisme beaucoup plus efficace qu’un programme à court terme de relance budgétaire. En fait, c’est ce que le Président Hollande veut mettre sur la table des négociations.

C’est, par ailleurs, un moyen efficace de régler les déséquilibres dans la zone euro en acceptant le fait que l’inflation allemande va augmenter au-delà de la moyenne de la zone euro, en permettant que les taux d’inflation des autres pays puissent tomber en dessous de la moyenne. Il est également probable que les retombées de la demande vers d’autres pays européens soient plus fortes pour les revenus des ménages allemands que pour les autres ménages.

On peut comprendre ainsi l’argumentation de l‘asymétrie des bases politiques entre la France et l’Allemagne. Mais il y a donc un lien entre l’augmentation des salaires allemands et la négociation d’une politique de croissance dans les autres marchés européens. Cela impliquerait une inflation supplémentaire en Allemagne au-delà de la moyenne de deux pour cent de la zone euro. En ce sens, l’élection en France peut faire une grande différence pour l’Europe. Il n’est pas certain que la France sera en mesure d’inverser son propre cours politique. Cependant, elle va envoyer le bon message à l’Allemagne afin que celle-ci puisse modifier sa vision anti-inflationniste.

Ce sont les vrais visages de l’Europe et le défi des élections peut y arriver en forçant la politique allemande à changer sa position sur les salaires. Résister à la croissance des salaires et promouvoir un boom du crédit en Allemagne serait une erreur. Le système politique allemand a commencé à comprendre que la résistance d’ajustement symétrique va coûter cher à l´Europe.Voici les points de tensions et les possibles solutions que les classes dominantes françaises et allemandes sont obligées de résoudre pour garder vivant la gouvernance européenne.

Pietro Tosi

Pietro Tosi is an Italian student of political philosophy at the Université libre de Bruxelles. He has earned his bachelor degree at Università degli Studi di Bologna with a dissertation about the concept of democracy in the work of Baruch Spinoza (thesis director: Professor Alberto Burgio). He is presently working on his master dissertation about the political thought of Foucault.

Top right: cartoon, copyright ERL; centre: Merkel and Sarkozy, copyright Reuters; bottom right: cartoon, copyright Kroll

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La fine del rigore?

Dopo Sarkozy, anche la Merkel incassa una pesante sconfitta elettorale

E’ un tracollo senza precedenti, per di più inatteso. Le elezioni che si sono svolte ieri nel Nord Reno Westfalia, il Land più popoloso della Germania e cuore del sistema di produzione industriale tedesco, hanno emesso due verdetti molto importanti per quella che sarà la vita politica futura della Germania e dell’Europa.

Il primo verdetto è che la CDU, partito della cancelliera Angela Merkel, ha raccolto il peggior risultato elettorale dal 1947 (29%), segno di una forte disaffezione dell’elettorato nei suoi confronti. Il secondo è che la Linke (2,5%), rimasta fuori dal parlamento regionale, continua a rimanere un partito poco amato nelle regioni della Germania occidentale, incapace di intercettare il malcontento dei cittadini a scapito del Piraten Partei (7,5%), che conquista l’ingresso nel quarto parlamento regionale e si conferma una realtà politica sempre più affermata nello scenario politico tedesco. Ovviamente il vero vincitore di questa importante tornata elettorale è la SPD, che con un clamoroso 39% si conferma il partito più in forma, capace di presentare un candidato forte alle prossime elezioni nazionali.

In ogni caso, il messaggio che gli elettori hanno dato al governo è chiarissimo: la politica di rigore voluta fortemente dalla Merkel non piace più nemmeno ai suoi cittadini, che sembrano aver capito come la crescita sia decisiva per poter costruire un futuro sostenibile per l’Unione Europea e la Germania. D’altronde stiamo parlando di un paese che basa la sua forte economia sull’esportazione, dunque è interesse dell’industria tedesca che i consumi non continuino ad avere quella pesante flessione che si è osservata nei mesi scorsi, causato anche dal pacchetto di politiche di rigore imposto dal duo Sarkozy-Merkel: il primo ha già pagato il prezzo politico di questa decisione, la seconda rischia di seguirlo. Sembra che in Europa abbia cominciato a soffiare un vento che gonfia le vele dei partiti socialisti e di protesta, che hanno criticato le scelte di estremo rigore volute dalle destre e hanno saputo cavalcare il risentimento che ha attraversato la società in seguito all’impoverimento generale che la crisi ha causato. In questo senso, è possibile che alle prossime elezioni qui in Germania (Settembre 2013) si osservi una vittoria dell’SPD, che possa riavvicinare Francia e Germania nell’ambito di una politica europea volta a favorire la crescita dei consumi e dell’economia reale in generale.

Come ho già avuto modo di affermare, ritengo che il destino di questo nuovo modo di affrontare la crisi sia decisivo per il futuro politico dell’Europa. Se le misure di crescita dovessero infatti fallire, potrebbero ritornare in auge quei partiti di estrema destra il cui peso elettorale sta crescendo, assieme alla rabbia dei cittadini per l’incapacità, da parte della politica tradizionale, di venire incontro alle proprie richieste. La situazione è molto delicata, la violenza politicamente orientata è in aumento in Italia, in Germania ed in Grecia: nei prossimi mesi sapremo se le democrazie europee sapranno dare una risposta credibile, diversa dall’austerity, a chi soffia sul fuoco sperando in un ulteriore espandersi della rabbia strisciante tra tutti gli strati della società, soprattutto tra quelli che sono stati colpiti più duramente dalla crisi prima, e dalla sua “soluzione” poi. I cittadini hanno dato il loro chiaro messaggio al potere, vedremo se quest’ultimo farà orecchie da mercante o saprà intercettare positivamente le loro richieste.

Riccardo Motti

In alto a sinistra: risultati elettoriali, copyright piratenpartei.de; Al centro Angela Merkel, copyright ilgiorno.it; In basso a sinistra scontri di piazza in Grecia

Questo articolo è stato pubblicato in prima pagina da http://www.paperblog.it in data 15 maggio 2012 nella sezione Politica internazionale

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France, Greece, Europe: wind of change?

The general elections held yesterday in France and Greece are significant not only in relation to the new political landscape that will now occur in those countries, they are very important for the European Union’s future too.

In France, the triumph of Hollande means a deep change of the French role inside the Community. If Sarkozy has always been Merkel’s first ally, dictating to other countries the policies they were expected to enterprise in order to face the international finance crisis, Hollande’s opinion is quite different. Since the very beginning of his election campaign, he said that his idea of reacting against the crisis is based on a necessary collaboration not only with Germany, but also with countries like Spain and Italy, that were not really involved in the decision procedures until now. Moreover, the new Elysée’s guest has a new approach towards the economical measures that must be adopted in order to stop the rising unemployment and, at the same time, to give a believable answer to people’s request for a bigger buying power and better living conditions. The austerity plan imposed by Germany is based on uncontrolled liberalisations, big cuts to the welfare state, a protraction of retiremen age and the revocation of important worker’s rights. Hollande, on the contrary, has won the elections by saying that this kind of policy cannot be accepted as the only possible strategy to seek a way out of the crisis: his rescue package includes the creations of jobs, a block of the maximum pensionable age (60 years) and, in a general sense, the defense of worker’s rights. Is this proposal realistic? We are going to find it out in a close future. In this regard, one thing is for sure: a failure would mean a big risk for Europe’s political stability. The astonishing success that Marie Le Pen’s National Front has had in the first turn is a clear signal of how much such an Euroskeptic and neo-nationalistic propaganda can be tempting for a big share of the electorate.

For the same reason, we ought to observe very carefully what’s going on in Greece: yesterday’s results are in fact pretty clear. In a country that has been dramatically hit by the economical crisis, all the parties who formed the past caretaker government have been the victims of a strong elector’s disaffection. The two main Greek parties, Nea Dimokratia (right-wing, 20%) and Pasok (left-wing, 13,2%) are not able to form a coalition because of the huge loss of votes they had to face. A third member is needed, that according to Greek observers is nowhere to be found: the only party that could be appropriate in this sense, Dimar (Left-wing, 6,1%), has already made clear that is not going to be involved. Starting from today Nea Dimokratia, first Greek party, has a three-day deadline to form the coalition. If this attempt will fail, the second Greek party is going to have his own chance. And here comes a big surprise. The real winner of this elections is in fact Syriza (16,76%), an array of radical left and green groups. “Merkel should worry and Europe should hope in us”, so the leader Alexis Tsipras during an interview with “The Observer”. Why should Merkel worry? First of all, because this party gained such a result by following and inciting a strong popular opposition against the politics of austerity, wanted by Germany and implemented by the caretaker government. Greece voted against the old political establishment, considered guilty of the economical collapse and, even worse, entirely dominated by Merkel’s government.

"Seastorm" by Roger Schmidt

This sounds like a strong warning for Italian politics too: even though the situation of the two countries is not comparable, some similarities should not be ignored. Monti’s caretaker government is in fact losing public consent day after day, and society is showing a big disaffection towards the parties that decided to take part in it. Moreover, a large decline is still affecting Italian economy, and the request of social equity and sustainable development, similar to the Greek’s one, is clearly rising.

It seems like a wind of change is blowing in the sails of the vessel “Europe”, a wind who speaks of hope and social justice. It remains to be seen whether it will be able to bring the ship in safe waters or nationalism and anti-Europeanism will rock the boat.

Riccardo Motti

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Hollande ha vinto

I primi dati forniti dalla stampa francese parlano chiaro. Come ci si aspettava, Hollande ha vinto le elezioni presidenziali francesi. Non c’è dunque stata la mobilitazione, ipotizzata da alcuni, degli elettori del Front National a favore di Sarkozy. D’altronde, come ho già avuto modo di spiegare, una simile prassi politica mi avrebbe enormemente stupito. Non solo per l’inimicizia storica tra la destra gollista e i nazionalisti del Front National, ma soprattuto per il ruolo che Sarkozy è venuto ad assumere all’interno dell’Unione Europea. Come avrebbero potuto gli elettori di Marine Le Pen, dichiaratamente euroscettica, dare il loro voto al presidente uscente, da sempre sostenitore della politica del rigore invocata dalla Germania?. Dato per scontato il nostro trovarci in un momento storico nel quale gli animi si lasciano influenzare fortemente, l’ipotesi una simile schizofrenia da parte degli elettori francesi era a mio parere improponibile.

Tornando ad Hollande, occore notare come sia la prima volta, da più di 30 anni, che un presidente transalpino ricandidatosi dopo il primo mandato non viene rieletto (l’ultimo era stato Giscard d’Estaing nell’81): ma quella di oggi è una giornata storica non solo per questo motivo. Il voto dei francesi ha infatti posto su uno dei seggi più influenti d’Europa un politico che ha raccolto la maggioranza dei consensi parlando di un approccio diverso alla crisi. Se Sarkozy, come detto, era l’alleato più forte che il governo tedesco avesse nell’Unione Europea, Hollande non sarà un suo sostituto in questo senso. Il motivo per il quale l’amministrazione Merkel ha compiuto delle ingerenze imbarazzanti rispetto al voto francese, ribadendo più volte il proprio aperto sostegno al candidato uscente, è infatti la manifesta ostilità del nuovo ospite dell’Eliseo nei confronti della politica di tagli e sacrifici imposta finora a tutti gli altri paesi dall’asse Parigi-Berlino. Hollande non ha mai fatto mistero di voler ampliare il tavolo, coinvolgendo anche altri paesi (su tutti Italia e Spagna) nell’ambito dei processi decisionali che saranno messi in atto nei prossimi mesi per cercare di arginare una crisi che, nelle ultime settimane, ha fatto nuovamente sentire la sua morsa sui mercati finanziari.

Il coinvolgimento di altri paesi europei nella ricerca di un piano comune, lo studio di una serie di norme che non si limitino a prevedere la privatizzazione, la precarietà e la demolizione del welfare state come pilastri irrinunciabili per il futuro dei paesi membri dell’Unione: queste sono le idee fondamentali con le quali Hollande è riuscito a far risorgere il suo partito dalle ceneri dello scandalo Strauss-Kahn. Il governo Merkel, dal canto suo, si è già rassegnato nei giorni scorsi al nuovo corso della politica francese, e si prepara ad avviare una collaborazione che, seppur sgradita, è ritenuta necessaria. Sta di fatto che il piano di austerity voluto dai tedeschi riceve oggi un’altra forte bocciatura, perdendo definitivamente quel carattere di irrinunciabilità con il quale era stato presentato. Se Hollande riuscirà a convincere i mercati della fattibilità del suo approccio alla crisi, la Germania sarà di conseguenza costretta a rivedere, almeno in parte, la posizione di forte egemonia che aveva finora assunto. Non più decisioni prese da due paesi e poi imposte agli altri, ma un dibattito a più voci che abbia come risultato una collaborazione internazionale più forte di quella vista finora. In fin dei conti, un approccio più europeo alla crisi. Fattibile? Lo sapremo presto.

Riccardo Motti

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